Poils

On dit « j’ai repris du poil de la bête », « je suis tombée pile-poil » ou « j’étais de mauvais poil ». On raconte qu’un garçon « né coiffé » releva le défi d’arracher trois poils d’or sur la tête du Diable pour marier la fille du roi. On affirme que les cheveux jouent un grand rôle dans certains rites de passage ou on prétend que les poils pubiens peuvent servir d’artefacts lors d’obscures séances d’envoûtement. Il y a des histoires qui font dresser les poils sur la tête. Même les plantes en ont, semble-t-il. Poils de pinceaux, vibrisses des chats, chevelure fascinante, cils qu’on dirait infinis ou duvet de pêche… Tantôt, les poils fascinent; tantôt, ils rebutent. De l’épilation intégrale au mouvement Maipoils en passant par le Movember : certain·es les assument fièrement, d’autres les exècrent. Votre grand-mère arrêtait de manger si elle avait le malheur d’en trouver undans son assiette. Rêche, brillant, hérissé, grisonnant, soyeux, dru, duveteux : qu’il(s) soi(en)t le(s) nôtre(s) ou qu’il appartienne(nt) aux autres, le(s) poil(s) ne laisse(nt) personne indifférent. Racontez-nous des histoires de pilosité, d’épilation, de toison, d’hirsutisme, de teigne ou de fétichisme. Caressez le thème « dans le sens du poil » ou prenez-le « à rebrousse-poil », mais conjuguez ses verbes à tous les temps.

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